Accueil

Energie

Habitat_Architecture

Agriculture_Nourriture

Territoire Urbanisme


Retour Energie

 

Economies d'énergie

Cogénération

 

Chaleur

Electricité

 

Solaire thermique

Solaire photovoltaïque

Solaire thermodynamique

 

Biomasse

Eolien

Hydraulique

Mer océan

 

Charbon

Pétrole

Gaz

Nucléaire

 

Agrocarburants

Hydrogène

 

 

Energies fossiles-fissile

Energies renouvelables

Les échanges d'électricité et le nucléaire

L'électricité d'origine nucléaire n'assure pas la sécurité de la production d'électricité lorsque les besoins sont les plus importants. Le nucléaire produit au contraire un excès d'électricité lorsque les besoins sont faibles.

Cette situation apparaît avec clarté lorsque l'on compare les échanges d'électricité entre pays en hiver et en été. La même constatation peut être faite pour les heures de pointe de consommation, dans l'année, la semaine ou la journée.


La France exporte 11,6% de sa production d'électricité (solde des échanges entre exportation et importation) selon les statistiques de 2006, la dernière année disponible auprès de l'UCTE (Union for the Co-ordination of Transmission of Electricity).

Certains prétendent que cela est dû à l'importance de la production d'électricité d'origine nucléaire en France. Selon eux, les pays qui développent les énergies renouvelables (éolienne, solaire …) comme l'Allemagne, l'Espagne, le Danemark, seraient bien contents de s'approvisionner en électricité nucléaire française.

La réalité est bien différente et des pays dont la production d'électricité est en grande partie d'origine nucléaire sont aussi de gros importateurs d'électricité. C'est le cas de la Belgique (54,6% de nucléaire, importations d'électricité égales à 12,5% de la production nationale), de la Hongrie (37,9% de nucléaire, 21,6% d'importation) et dans une moindre mesure de la Suisse (42,2% de nucléaire, 6,1% d'importation).

Les pays qui font de grands efforts pour développer les énergies renouvelables sont tous exportateurs d'électricité : Allemagne (3,4% de sa production nationale), Espagne (1,3%) et Danemark. Ce pays sans nucléaire est exportateur d'électricité.
Ses échanges se font avec deux réseaux indépendants : celui de l'UCTE et celui des pays nordiques. Bien que la totalité de ses échanges soit connue (avec les deux réseaux), sa production nationale n'est pas disponible dans les statistiques étudiées.


Se limiter aux seuls mouvements à la frontière entre deux pays donne une vision fausse de la réalité puisque le réseau électrique européen est maillé et que des échanges entre deux pays peuvent être directs ou traverser un ou deux autres pays.

Par exemple, le solde des échanges d'électricité entre la France et l'Allemagne montre que la France est débitrice envers l'Allemagne en février et mars 2006 (la France importe plus qu'elle n'exporte). Cela se constate en tenant compte à la fois des transferts directs entre l'Allemagne et la France et des transferts indirects qui passent par la Belgique (et deux pays intermédiaires, les Pays-Bas et le Luxembourg).

En février 2006, mois le plus froid, la France importe 512 GWh d'électricité de l'Allemagne (75 GWh en apparence). En mars, elle importe 11 GWh d'Allemagne alors qu'elle lui en exporte 170 GWh en apparence (soldes des échanges d'électricité).

Une autre source statistique montre que, pour l'année entière, la France importe plus d'électricité d'Allemagne qu'elle ne lui en exporte. La différence est de 8,7 TWh en 2004, de 9,7 TWh en 2005 et 5,6 TWh en 2006 (RTE – Résultats techniques du secteur électrique en France, années citées).

Le Réseau de Transport de l'Electricité en France (RTE) semble ne pas se limiter aux échanges aux frontières, qui sont des échanges apparents entre pays, mais considérer les destinataires finaux des importations et exportations.

Pour mieux comprendre, si un camion de tomates franchit la frontière entre l'Espagne et la France, cela ne veut pas dire que la France importe ce camion de tomates. Celui-ci peut simplement traverser la France à destination du pays importateur réel.


Production et échanges d'électricité dans huit pays en 2006, en GWh
Pays en GWh Thermique nucléaire Total Solde des échanges % en nucléaire % en échanges
France hiver 113 213 153 620 -6 302 73,7 -4,1
France été 99 429 120 230 -18 975 82,7 -15,8
France 2006 428 668 547 222 -63 364 78,3 -11,6
Allemagne hiver 43 557 164 127 -10 322 26,5 -6,3
Allemagne été 38 448 132 619 663 29,0 0,5
Allemagne 2006 158 708 583 945 -19 772 27,2 -3,4
Belgique hiver 11 401 21 960 2 676 51,9 12,2
Belgique été 10 303 19 042 2 110 54,1 11,1
Belgique 2006 44 314 81 118 10 100 54,6 12,5
Espagne hiver 15 418 71 098 -1 783 21,7 -2,5
Espagne été 14 303 66 298 -629 21,6 -0,9
Espagne 2006 57 245 263 303 -3 468 21,7 -1,3
Hongrie hiver 3 313 8 881 1 749 37,3 19,7
Hongrie été 3 500 8 075 1 717 43,3 21,3
Hongrie 2006 12 654 33 421 7 208 37,9 21,6
Italie hiver 0 80 346 7 455 0,0 9,3
Italie été 0 75 664 10 663 0,0 14,1
Italie 2006 0 299 417 44 894 0,0 15,0
Suisse hiver 7 027 14 036 4 211 50,1 30,0
Suisse été 5 817 16 758 -1 511 34,7 -9,0
Suisse 2006 26 244 62 124 3 800 42,2 6,1
Danemark hiver 0   -849 0  
Danemark été 0   -93 0  
Danemark 2006 0   -4 234 0  
Source : UCTE, statistiques mensuelles
hiver : janvier, février, mars - été : juillet, août, septembre



Production d'électricité en France en 2006, en GWh
en GWh
Mois
Thermique nucléaire Thermique fossile Renou
velable
Total Solde des échanges Pompage Consom
mation
2006-01 42 768 8 356 4 682 55 806 -2 782 758 52 266
2006-02 35 118 7 951 4 990 48 059 -967 626 46 466
2006-03 35 327 7 682 6 746 49 755 -2 553 698 46 504
2006-04 35 880 2 063 7 277 45 220 -7 230 605 37 385
2006-05 33 949 1 393 7 170 42 512 -7 220 702 34 590
2006-06 32 834 2 033 5 544 40 411 -5 927 526 33 958
2006-07 32 900 2 815 4 695 40 410 -4 945 559 34 906
2006-08 32 698 1 758 4 335 38 791 -7 072 535 31 184
2006-09 33 831 2 579 4 619 41 029 -6 958 524 33 547
2006-10 35 706 2 935 5 336 43 977 -7 313 665 35 999
2006-11 37 249 6 138 4 737 48 124 -6 509 569 41 046
2006-12 40 408 6 946 5 774 53 128 -3 888 682 48 558
2006 428 668 52 649 65 905 547 222 -63 364 7 449 476 409
Source : UCTE, statistiques mensuelles

La plus grande production d'électricité d'origine fossile (charbon, fuel et gaz) s'effectue en hiver, période pendant laquelle le solde des échanges d'électricité de la France est le plus faible.

D'autre part, de nouvelles centrales au charbon, au fuel et au gaz sont en construction en France pour produire l'électricité que les réacteurs nucléaires n'arrivent pas à produire en période de forte consommation.



2007-10
Texte seul pour impression : fichier doc ou rtf



Site : http://futura24.site.voila.fr/index2.htm